Cours de piano

J'enseigne le piano à destination des enfants tout autant qu'aux adultes, sans aucune limite d'âge, nombre d'entre eux ayant commencé au-delà de 70 ans et même de 80 ans. Pour moi, deux conditions seulement sont nécessaires: un désir authentique d'apprendre et l'engagement d'un apprentissage au quotidien.

Les écueils dans les projets d'apprentissage sont l'empressement à la réussite ou la croyance à la soumission au seul plaisir.

L'apprentissage du piano, comme de tout art, et sans doute de toute matière, est une affaire de longue haleine. Tout est possible si l'on prend le temps nécessaire, et que l'on ne cherche pas à brûler les étapes. Rome ne s'est pas faite un jour, dit l'adage, le pianiste ne se fait pas en dix leçons, quoiqu'en disent certains bonimenteurs pour faire fonctionner leur business lucratif sur le web notamment.

C'est d'abord et avant tout une aventure, où l'on est mu par le désir d'y arriver mais où l'on sera aussi souvent désarçonné quand l'enseignement vient contredire les inévitables préjugés culturels.

Apprendre le piano, c'est devenir musicien, et devenir musicien, c'est manier les sons comme on manie les mots, mais dans un autre monde que celui-là, c'est faire du beau, c'est créer de l'ambiance, c'est raconter quelque chose, c'est faire bouger les autres.

Le professeur s’ atèle à faire rentrer l'élève dans le geste musical et la pensée musicale qui relèvent tous deux d'une seule et même source.

Apprendre dès les tout débuts à jouer bien, à jouer beau, et à se sentir bien, relax, concentré, maître des lieux.

Peu importe le nombre des notes, elles viendront au fil du temps, de plus en plus nombreuses, de plus en plus organisées. Les oeuvres musicales, des compositeurs sont un phare qui attire, elles ne doivent pas être, comme bien souvent elles le sont, un mirage qui trompe.

Dans mon cours, on apprend d'abord à bien jouer, à faire tout de suite de la musique. Comme dans la vie, on a d'abord appris à se mouvoir, à faire des sons, puis des mots, puis à parler, et donc à toucher l'autre en se faisant comprendre.

Dans un second temps, on apprendra à lire aussi la musique et on aura accès aux méthodes, aux recueils façonnés à intention des apprentis pianistes depuis deux siècles par des compositeurs bienveillants à l'égard de leurs cadets. Et puis un jour, on entre dans le vaste et presque insondable répertoire fait pour le concert, pour la soirée, pour le spectacle, pour le cinéma, aujourd'hui pour les jeux vidéo, pour tous les objets sonores de notre vie contemporaine connectée.